Pax
Romana
Mouvement
International des Intellectuels Catholiques
MIIC/ICMICA
Nairobi
(Kenya), Juillet 2008
APPROCHE
CONCEPTUELLE
Gouvernance
Globale, Justice Universelle: L’ Afrique un Symbole, une Réalité
Approche
Conceptuelle
Un
des traits importants de la globalisation du monde est le rôle important et
sans cesse grandissant que les institutions internationales jouent en
apportant des solutions aux problèmes comme le développement durable, le
commerce, la dégradation de l’environnement, les conflits armés, les
crises économiques et les efforts de reconstruction, la paix entre les
civilisations et les religions, les droits humains, la culture etc. Des
institutions telles que l’Organisation des Nations Unies (ONU),
l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le Fond Monétaire International
(FMI) et
Le
processus d’interdépendance n’est pas nouveau, c’est une caractéristique
du monde moderne, depuis la colonisation jusqu’à l’impérialisme, mais au
cours des dernières décennies, l’interdépendance économique, culturelle
et environnementale a augmenté dans des proportions jusque là encore jamais
vues. Il devient indispensable de conjuguer les efforts pour réduire la
pauvreté à travers le Monde et les risques environnementaux.
Cependant,
des préoccupations grandissantes quant à l’efficacité des institutions
internationales à gérer des problèmes tels que l’éradication de la
pauvreté, le commerce équitable, la paix entre et à l’intérieur des
nations et le réchauffement du globe se sont faites jour. Le FMI et
La
recherche du bien être pour tous est le défi critique et une responsabilité
partagée par tous : individus, familles et le monde des affaires, aussi
bien que les États et leurs leaders. Jusqu’à nos jours, plusieurs de ces
acteurs agissent en fonction des intérêts spécifiques. Dans le contexte de
globalisation que nous vivons aujourd’hui, l’humanité devra admettre de
nouvelles valeurs pour alléger la souffrance des pauvres. Entre autres :
la dignité humaine, la responsabilité, la transparence etc. En plus, toutes
ces valeurs devraient être comprises dans le cadre d’un système démocratique
dans lequel les droits humains déterminent la base de la coexistence des
communautés. Les églises, la société civile et les ONGs jouent un rôle
crucial dans ce changement de valeurs.
Par ailleurs, le flux des capitaux financiers est reconnu comme étant un des leviers de la globalisation économique. Cependant, le monde tarde à reconnaître la place du capital humain dans le développement économique. Les migrations sont des mouvements d’hommes et de femmes, le plus souvent avec des qualifications et des connaissances, d’un coin du monde vers un autre. L’histoire de l’humanité est également celle des migrations. Les politiques nationales et régionales des migrations sont des cadres o
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des solutions aux causes des problèmes tout en respectant la dignité humaine
et en prévenant ainsi l’actuel flux des cerveaux des pays en développement
vers ceux de l’ouest. Les professionnels africains quittent l’Afrique en
masse vers les pays technologiquement, avancés à la recherche de meilleures
opportunités de travail. Plus encore, peu de docteurs reviennent dans les
pays en développement à la fin de leurs thèses. Ceci a un effet dévastateur
sur le développement humain et économique des pays en développement.
Enfin,
les religions et les cultures jouent un rôle important dans la recherche
mondiale pour la paix et la justice sociale. Le dialogue interreligieux et
interculturel est un besoin urgent pour faire face à la violence entre les
communautés et les nations. Il va sans dire que les organisations de la société
civile devraient continuer de refléter et promouvoir les valeurs universelles
et les principes qui permettent des interactions paisibles au jour le jour
entre les peuples de différentes civilisations.
Au centre du Congrès International du Pax Romana de Juillet 2008, il y aura
l’Afrique, le continent oublié pour le consensus de Washington. L’Afrique
où les politiques internationales de gouvernance mondiale ont très souvent démontré
leur inadéquation et leurs limites. Et pourtant, l’Afrique change. Après
les périodes de l’esclavage, de la colonisation et des luttes
postcoloniales, les pays africains vont de l’avant pour construire de
solides démocraties. La diversité sous toutes ses formes présente sur ce
continent met au défi la création de sociétés nouvelles, pluralistes
harmonisant les traditions et la modernisation. Par ricochet l’Afrique représente
la réalité d’une société en évolution où émergent des institutions régionales
jouant un rôle positif et prometteur en de nombreux domaines, en particulier
comme force de paix. « Malgré tous les défis posés par la situation
au Darfour, il y a des indications encourageantes d’une capacité actuelle
et grandissante pour prévenir les conflits et répondre aux besoins de
sauvegarde de la paix. »[2]
C’est là une invitation à la solidarité entre le monde et le continent
africain.
Pax Romana est en route pour
la préparation de son Congrès 2008 ; nous voulons répéter le message
des milliers de militants qui étaient réunis à Porto Alegre au Forum Social
Mondial de 2002 : Un autre monde
plus juste est possible et nécessaire[3] ;
un monde qui considère la pauvreté extrême comme un scandale dont il
faut s’occuper d’urgence.
Objectifs
du Congrès
Le
Congrès veut mettre ensemble de jeunes professionnels, des spécialistes et
des experts du système mondial de gouvernance et des membres de la société
civile pour :
1.
Repenser
le rôle des institutions de gouvernance globale et des institutions régionales
dans la réponse à l’extrême pauvreté et aux maladies épidémiques ;
2.
Discuter
des problèmes communs qui affectent le Monde Sud comme les migrations, la
fuite des cerveaux, le chômage des jeunes et les Objectifs de Développement
du Millénaire (ODN) ;
3.
Considérer
les efforts de la société civile dans la campagne pour le plaidoyer de la
mondialisation : la société civile est-elle soucieuse des changements
des institutions de gouvernance globale et de la promotion des droits humains ?
4.
Réfléchir
sur la trilogie : religion/traditions, paix, et développement humain
durable.
Méthodologie
L’étude
de cas concrets sera la méthodologie retenue au cours du Congrès afin de
construire du neuf à partir de l’expérience riche et variée de Pax Romana
à travers le monde. Ceci se manifestera clairement lors des séances plénières
qui se tiendront autour des thèmes suivants :
1.
Gouvernance
mondiale et justice mondiale : défis et visions pour un nouvel ordre
mondial ;
2.
Rôle
des institutions régionales dans la promotion de la paix et du développement :
expériences en Afrique, Amérique, Asie et Europe ;
3.
Le
financement du développement : défis posés par la corruption et les
conflits armés
4.
Les
migrations et de développement dans le monde aujourd’hui.
Des
ateliers parallèles seront organisés et animés par des experts sur les
sous-thèmes suivants :
1.
Travail
pour les jeunes
2.
Objectifs
de Développement du Millénaire : comment les mettre en œuvre et
changer l’état de pauvreté du monde ? Lutte contre la malaria et le
VIH/SIDA dans les pays en développement ;
3.
Recherche
de la paix dans le monde – la place du dialogue interreligieux et
interculturel ;
4.
Le
rôle de la gouvernance au niveau local pour la promotion du développement.
Prière
d’envoyer vos commentaires et suggestions au
Comité
scientifique du Congrès :
Jean
Lokenga (lokenga@yahoo.fr) Tel :
+249 91 57 33 157
Paul
Ortega (paulortega@paxromana.int.ch)
Tel : +34 94 410 0052
C.P.
374 – 15, rue du Grand Bureau, Geneva 4 – CH-1211 Switzerland
[1]
Le terme région
est utilisé ici pour signifier le continent
[2]
[3]